Accueil CONSTRUCTIONMaçonnerie Comment construire un mur en parpaing solide : le guide complet pour les bricoleurs

Comment construire un mur en parpaing solide : le guide complet pour les bricoleurs

par Tiavina
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Mur en parpaing décoratif de soutènement dans un jardin paysager

Vous avez décidé de vous lancer dans la construction de ce fameux mur en parpaing ? Alors accrochez-vous, parce qu’on va parler béton ! Enfin, plutôt mortier, mais vous voyez l’idée.

Monter un mur en parpaing, c’est un peu comme apprendre à faire du vélo : au début, on a l’impression que ça va partir dans tous les sens, et puis d’un coup, ça roule tout seul. Bon, sauf que là, si ça part de travers, votre mur risque de ressembler à la tour qu’on connaît tous en Italie…

Le parpaing, votre nouveau meilleur ami avec le mur en parpaing

Franchement, le parpaing, c’est génial. Pas cher, costaud, et surtout très arrangeant pour nous autres bricoleurs du dimanche. Ses petites alvéoles font office d’isolant naturel, et comme ils sont tous standardisés, pas de mauvaise surprise niveau dimensions.

Quelques chiffres qui parlent :

  • Un parpaing standard coûte entre 1 et 2 euros
  • Il peut encaisser des charges de plusieurs tonnes
  • Ses alvéoles piègent l’air pour isoler
  • On peut le découper facilement avec les bons outils
Gros plan sur la structure alvéolée des parpaings pour mur en parpaing
La structure alvéolée des parpaings garantit la solidité et l’isolation de votre mur en parpaing une fois le mortier appliqué.

Votre boîte à outils pour ce chantier

Alors là, pas question de faire dans le bricolage avec trois bouts de ficelle ! Vous allez avoir besoin de quelques outils bien précis.

Ce qu’il vous faut absolument :

  • Un niveau à bulle (votre nouveau GPS de la verticalité)
  • Truelle et platoir pour étaler le mortier
  • Un seau costaud pour mélanger
  • Cordeau de maçon pour tracer droit
  • Mètre et crayon (vaut mieux mesurer deux fois que pleurer une fois)
  • Massette en caoutchouc pour ajuster sans casser

Pour préparer le terrain :

  • Pelle et pioche (préparez vos biceps)
  • Une règle en alu de 2 mètres
  • Équerre de maçon

Et n’oubliez pas de vous protéger : gants, lunettes, chaussures de sécurité. Votre dos vous dira merci aussi si vous prenez une brouette !

Creuser les fondations : la base de tout mur en parpaing

Ici, pas de blague possible. Une fondation bâclée, c’est la garantie d’avoir des problèmes plus tard. Dans ma région, on descend à 60 cm pour être tranquille avec le gel, mais renseignez-vous auprès des professionnels de la construction.

On attaque le terrassement :

Commencez par bien tracer votre futur mur avec des piquets. Puis sortez la pelle ! Votre tranchée doit faire 40 à 60 cm de fond et environ 35 cm de large pour un mur de 20 cm.

Le coulage du béton :

Au fond, mettez d’abord une couche de graviers de 10 cm pour que l’eau s’évacue bien. Ensuite, hop, le béton ! Un bon dosage à 350 kg de ciment par m³, vous tirez à la règle, et on attend 48 heures que ça prenne bien.

Premier rang : celui qui compte vraiment

Maintenant, place au show ! Ce premier rang, c’est lui qui va décider si votre mur en parpaing sera droit ou s’il aura des allures de zigzag artistique.

Le mortier, pas trop liquide :

Pour le mortier, c’est comme la pâte à crêpes : ni trop épais, ni trop coulant. Un volume de ciment pour trois de sable, ça marche nickel. Étalez 1 à 2 cm sur votre fondation.

Ce fameux premier parpaing :

Posez-le en suivant votre cordeau, tapotez gentiment avec la massette pour qu’il se mette bien en place. Le niveau à bulle, c’est votre ami pour cette étape ! Si ce premier parpaing n’est pas droit, tous les autres vont suivre la même pente.

Rang après rang, votre mur en parpaing prend forme

Maintenant qu’on a pris le pli, on continue ! Le truc, c’est de décaler les joints à chaque rang. Comme ça, votre mur solide tient vraiment la route.

Les joints, c’est important :

Tartinez le mortier sur le dessus du rang précédent, et n’oubliez pas de « beurrer » le bout de chaque nouveau parpaing avant de le coller. Gardez une épaisseur régulière : 10-12 mm, pas plus !

Garder le cap :

Tous les 3-4 rangs, vérifiez que tout est bien droit avec votre niveau. Une petite erreur au début devient vite un gros souci en hauteur. Le cordeau tendu vous sauve la mise pour rester aligné.

Découper quand il faut :

Vous allez forcément devoir couper des parpaings pour finir vos rangs. Une meuleuse avec un disque diamant fait très bien l’affaire. Marquez bien votre trait au crayon avant de scier, ça évite les ratés.

Finir en beauté

Un mur en parpaing tout nu, c’est fonctionnel mais pas terrible à regarder. Et puis, l’enduit le protège aussi des intempéries.

L’enduit de façade :

D’abord une couche d’accrochage, puis l’enduit de finition en deux passes. Comptez 15 kg par m² environ. Les enduits monocouches modernes, c’est vraiment pratique pour nous les bricoleurs !

Protéger le haut :

Finissez par un chaînage béton dans des parpaings en U, ou posez des chaperons. Ça évite que l’eau s’infiltre par le dessus.

Stock de parpaings pour construction de mur en parpaing dans un paysage rural
Avant de commencer votre mur en parpaing, assurez-vous d’avoir suffisamment de matériaux de qualité pour mener à bien votre projet.

Éviter surtout les bourdes vertes et pas mûres du mur en parpaing

Après des années à voir des chantiers, voici les erreurs classiques :

  • Bâcler la fondation : 80% des galères viennent de là
  • Oublier le drainage : l’eau qui stagne, c’est l’ennemi
  • Négliger les joints : ils assurent l’étanchéité
  • Foncer sans vérifier les règles d’urbanisme

Mon conseil en or ? Jamais de maçonnerie par grand froid ou grosse chaleur. Le mortier déteste les extrêmes !

Voilà, vous savez maintenant comment vous y prendre pour réussir votre mur en parpaing. C’est du boulot, certes, mais quelle fierté de voir s’élever cette construction solide avec vos propres mains ! Vos voisins vont en rester comme deux ronds de flan.

Calculer vos matériaux sans vous tromper dans le mur en parpaing

Avant de foncer tête baissée au magasin de matériaux, prenez le temps de bien calculer. Pour un mur en parpaing standard de 20 cm, comptez environ 10 parpaings par m². Côté mortier, prévoyez 35 kg par m² de mur. Et là, petit conseil de vieux routier : commandez toujours 10% de plus ! Entre les casses, les erreurs de découpe et ce parpaing qui vous glisse des mains au mauvais moment, vous serez content d’avoir du rab.

Quand la météo joue les trouble-fêtes

Parlons météo, parce que Dame Nature n’en fait parfois qu’à sa tête ! Par temps de pluie, rangez vos outils. Le mortier détrempé, c’est la garantie d’un travail raté. En plein cagnard de juillet, travaillez tôt le matin ou en fin de journée. Le béton qui sèche trop vite, ça fissure à tous les coups. Et en hiver ? Dès que le thermomètre flirte avec zéro, on arrête tout. Le gel transforme votre mortier en gruyère !

L’entretien de votre mur solide dans le temps

Une fois votre chef-d’œuvre terminé, il va falloir y jeter un œil de temps en temps. Vérifiez l’état de l’enduit chaque année, surtout après les grosses intempéries. Une petite fissure qu’on laisse traîner devient vite une autoroute pour l’humidité. Nettoyez aussi de temps à autre avec un jet d’eau, ça lui redonne fière allure. Avec un minimum d’attention, votre mur en parpaing vous fera des décennies de bons et loyaux services.

Un dernier truc : si votre mur dépasse 2 mètres, n’hésitez pas à faire appel à un pro pour les parties techniques. Parfois, mieux vaut investir un peu dans l’expertise que se retrouver avec des ennuis.

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